Hell’s Belles, la légende

I'm a rolling thunder, a pouring rain I'm coming on like a hurricane

I’m a rolling thunder, a pouring rain
I’m coming on like a hurricane

La jeune Bernadette naquit et grandit au sein d’une famille chaleureuse. Une mère douce et attentionnée malgré un penchant prononcé pour la chartreuse et le pancrace, et un père courageux et exemplaire, aux dires de ses petits compagnons de la troupe de claquette, les « Frivolous Bootleggers ». Toute la famille était d’ailleurs très fière de son triomphe lors de sa dernière tournée « Banane-chocolat ».

Cependant, car il y a un cependant, à l’adolescence, Bernadette broyait du noir. Elle s’ennuyait velu, pour tout dire. Il y avait bien ce garçon qu’elle voyait jouer le dimanche matin à la balle avec des amis. Un jeu qu’on appelait Rugby, du nom d’une petite ville où, paraît-il, les règles auraient été écrites. Un jeu un peu rude, certes, mais qui en aucun cas ne valait un câlin de sa mère. Elle y retrouvait 3 copines de la même année, discutait du fait que ce jeu était interdit aux filles…

Les 4 donzelles se retrouvaient parfois dans un terrain vague pour y jouer, assez maladroitement n’ayant pas accès aux règles du jeu… Leur dernière tentative s’était achevée dans un bain de sang, aux prises avec une bande de jeunes hommes constituée en milice anti Femen, nom que l’ont donnait aux filles qui dénonçaient les différences et les mauvais traitements réservées aux femmes. Outre le fait qu’elles les avaient condamnés à manger de la soupe le reste de leurs vies, les 4 avaient également fait en sorte que les malheureux tirent un trait sur une éventuelle descendance… Une publicité bien nuisible à la carrière de son père et qui lui avait valu un peu plus de rudesse de sa mère à son endroit.

Privée de sortie, et de tout ce qui pouvait faire émerger une lueur d’espoir sur son visage marqué par la dernière manifestation de tendresse de maman, Bernadette reçu de son père son premier véritable cadeau : un authentique enregistrement ramassé en tournée, d’une musique un peu nouvelle, et un peu trop « dégénérée » pour les délicates oreilles de papa.

Elle a alors découvert un refuge où elle s’évadait de plus en plus souvent. La musique… pas n’importe quelle musique, non : du Rock ! Pas n’importe quel rock, non : du Métal ! Pas n’importe quel métal, non : un groupe bien particulier qui venait d’un lointain continent austral, avec des sonorités à la fois chaudes et agressives, des mélodies puissantes et mélancoliques. C’est bien simple, chaque fois qu’elle les écoutait, elle était prise de violents tremblements… Le chaman avait fait preuve de créativité en constatant ces 2 nouveaux états de transe, qu’il avait nommés Headbang et Air-Guitar…

Chaque soir maintenant elle priait son nouveau Dieu, le Dieu du riff métaleux : elle priait Angus. Un soir, sa mère, entre ivresse et crise d’autorité, tenta de lui confisquer son enregistrement musical, son unique lueur de lumière blafarde dans l’océan d’obscurité qu’était sa vie… Erreur ! Dans un état second, les yeux à demi révulsés, la jeune fille administra à l’auteur de ses jours un furieux placage avec l’épaule dans le plexus, de ceux qui font ressortir l’estomac (contenu et contenant) par les narines.

Quand elle reprit ses esprits, Bernadette comprit qu’elle n’avait que 2 options : attendre que maman se réveille, et mourir ici, ou fuir, et tenter sa chance de mourir ailleurs et dignement. Un vertige l’envahit : quoiqu’il arrive, pas de retour possible.

Elle ramassa quelques fringues dans un sac, puis elle sortit sans se retourner. Seule elle était, seule elle est, et c’était vraiment bête de rester seule. Très bête. Trop bête : lorsqu’elles ont dérouillées la dizaine de miliciens, elles n’étaient que 4. 4 filles unies, soudées. Le « pack », comme les avait surnommées le shérif. Elle n’eut aucun mal à convaincre les sœurs jumelles Beatriz et Birgit de partir vers des contrées où les filles sont admises sur les terrains. Sans famille, ici ou ailleurs, autant partir à l’aventure. Britney était la plus douce des 4. Elle veillait sur son père, que sa mère rouait de coups régulièrement. Depuis quelques jours, il avait disparu en laissant un mot : « cassos’tomate ». Britney était la seule à pouvoir comprendre ce message énigmatique, il s’agissait d’un code entre eux : son père avait fuit le domicile. Sans réelle attache à présent, c’était le moment idéal pour aller chercher autre chose, loin d’ici.

Au son de la Gibson déchainée, fidèle apôtre du Dieu Angus, le pack se mit en route, balluchon sur l’épaule et des rêves plein la tête. Peu importe les embûches et fortunes diverses qu’elles rencontrèrent sur le chemin, les 4 jeunes filles vivaient ensemble, luttaient, riaient, marchaient… ensemble. Et c’est ensemble qu’elles découvrirent le Blood Bowl, un lointain cousin du jeu de Rugby, avec qui il partage la forme du ballon et la rudesse. Encore que… le ballon avait la même forme, mais hérissé de pointes métalliques. La rudesse… non, la violence du jeu était telle que les équipes normalement de 11 joueurs, finissaient les matches en sous effectif, parfois même sans aucun joueurs valide sur le terrain. Spectatrice terrifiée lors du premier match, Britney lâcha seulement un mot lors de cette soirée de découverte : « Extrême ! ». Puis elle se mura dans un silence qui dura jusqu’au matin.

Après la nuit de réflexion, Britney annonça : « Mes amies, nous devons jouer au Blood Bowl. Nous devons trouver d’autres filles. Les hommes ne voulaient pas de nous dans leurs équipes. Aujourd’hui, nous ne voulons plus d’eux ». Elles n’eurent aucun mal à réunir un onze de départ, indispensable pour débuter n’importe quel match de Blood Bowl. Les filles recalées aux portes des équipes masculines étaient nombreuses. Maintenant il leur fallait un nom, et il revenait au pack d’en décider. Elles étaient belles, et chose rare, avaient connu l’enfer avant le Blood Bowl…

Alors qu’elles cherchaient des adversaires, le coach d’une équipe parfaitement insultant et misogyne rechignait à accepter le match. « une équipe de fille, ce n’est pas sérieux ! ». Bernadette lança dans une rage froide : « Nous sommes les Hell’s Belles, et nous allons vous sonner les cloches ! ». Et les cloches tintèrent, tintèrent, … et tintent encore.

 


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